Libertés dans la reproduction

Pourquoi avoir pris des libertés dans la reproduction des plaques?

Dans les musées, nous sommes habitués à voir, côte à côte, des dizaines d’estampes tirées sur papier blanc. Cette uniformité ne nous gène pas. C’est culturel.

Le  cas est différent avec des plaques de cuivre gravées. Après avoir disposé 5 reproductions fidèles en grand format, dans une même pièce, la monochromie de l'ensemble s’avéra pesante. Il fallait la casser. C’est pourquoi certaines teintes ont été modifiées, certains contrastes ont été accentués. Parfois des images de nuages ont été superposées au ciel. Ces transformations ont en même temps fortement amélioré la lisibilité. Tous les visiteurs de l’exposition qui ont vu les 3 plaques de cuivre gravées originales à côté de leurs reproductions photographiques ont  considéré que cette initiative avait été justifiée.


Changer la couleur du cuivre

Un éclairage frisant de la plaque de cuivre a fait apparaître un gravure légérement rougeâtre. En éliminant la couleur de la partie non gravée et en renforçant  la couleur de la gravure, on a obtenu cette image qui rappelle une sanguine sans en être une.
Seuls le cheval et le personnage ont été maintenus en noir.


Changer la couleur du cuivre : variante

La même plaque gravée éclairée et exposée différemment peut donner un résultat totalement différent, comme celui illustré ci-contre.

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Introduire un reflet

On peut aussi conserver la couleur du cuivre, mais en se concentrant sur un détail et en introduisant le reflet d'un éclairage, comme s'il s'agissait d'un soleil, on peut obtenir une vision vision complémentaire.


Différencier le ciel et les personnages

Dans le cas ci-contre, la savane a la couleur du cuivre. Mais la couleur des trois lions a été éclaircie pour les faire ressortir. Une image de nuages a été suppersosée à celle du ciel.