La partie inaccessible de son oeuvre

Pourquoi une partie de l’œuvre de R.M. CARTER n’est-elle pas directement accessible au grand public?

René-Marcel CARTER adorait illustrer des livres … pour lui-même. Il achetait des livres de poche (ou équivalent). Lorsque l’histoire l’inspirait, il pouvait décider de l’illustrer sans objectif commercial. Il réalisait alors trente à soixante dessins (aquarelle et encre de Chine) au format du livre. Ensuite il disloquait le livre. Il y insérait ses illustrations originales et faisait relier le livre une seconde fois avec une couverture en cuir. Il mettait ensuite ce livre unique dans la bibliothèque de son bureau. Seul lui-même et quelques proches amis pouvaient feuilleter ce livre, chez lui. Il créa ainsi au moins une dizaine de ces livres uniques. Mais, cette pratique interdit au grand public d’admirer directement plusieurs centaines de dessins originaux, … à moins de commettre un acte criminel irréversible en disloquant ses livres.
 
Pour certains livres, R.M. CARTER a  franchit une autre étape. Quand le format du livre imprimé ne lui convenait pas, il recopiait le texte à la main sur un format plus grand et sur un papier de qualité. Il l’a fait pour deux livres au moins : “Androclés et le lion » (ci-dessous) et “Chant funèbre pour Ignacio Sanchez Mejias”.